Léon Jouhaux, Prix Nobel de la paix 1951

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers.

À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de "l'ancienne" CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales.

 

Au début de la seconde guerre, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée.

Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité.

 

Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur:

Il reprend donc la tête de la CGT. Mais l'influence du Parti Communiste Français au sein de la Confédération syndicale grandi.

Léon Jouhaux, comme de nombeux autres, est opposé à la politisation du syndicat:


Il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Profondément pacifiste, son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.

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