ALSTOM, l'histoire

 l'origine ALSTHOM, contraction de «Alsace» et de «Thomson» était le résultat de la fusion, réalisée en 1928, d'une partie de la SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques à Mulhouse puis à Belfort), spécialiste de la construction de locomotives, et de la Compagnie Française Thomson-Houston, société franco-américaine spécialiste des équipements de traction électrique et la construction électro-mécanique.

 

    • 1922 : Création de la CFTH (Compagnie Française Thomson-Houston),

 

    • 1928 : Création d'ALSTHOM société de construction électro-mécanique (Compagnie Française Thomson-Houston + Alsacienne de Construction Mécanique)

 

    • 1965 : Création de trois filiales, issues de participation de l'ALSTHOM et de la CGE, se répartissant des fabrications différentes, ALSTHOM-SAVOISIENNE (transformateurs et machine électrique), DELLE-ALSTHOM (appareillages moyennes tensions), UNELEC (appareillages basses tensions).

 

    • 1969, la Compagnie générale d'électricité (C.G.E), qui avait absorbé Alcatel en 1966, devient l'actionnaire majoritaire d'Alsthom ; cette prise de contrôle est confirmée en 1976 après la fusion avec les Chantiers de l'Atlantique.

 

    • 22 juin 1989, ALSTHOM fusionne avec la branche GEC Power Systems du groupe britannique The General Electric Company et devient ainsi sous le nom de GEC ALSTHOM , filiale commune de GEC et de Alcatel ALSTHOM.

 

    • 1994, la societé achète 51 % des actions du constructeur ferroviaire allemand Linke-Hofmann-Busch (LHB), de Salzgitter, de sa société mère Preussag.

 

    •  13 juin 1997, ALSTHOM achète les 49 % restant des actions de LHB, qui figure désormais comme ALSTOM LHB.

 

    • 1998, les deux maisons mères choisissent de se recentrer sur leurs métiers de base, l'électronique de défense pour GEC et les télécommunications pour Alcatel et ont décidé de vendre en bourse la majorité (52 %) du capital de GEC ALSTHOM, en conservant chacune 24 %. Ce fut la plus grosse opération de mise en bourse d'une société européenne, en dehors des privatisations. Elle remporta un grand succès dans un climat d'euphorie boursière. La nouvelle société, ainsi indépendante depuis 1998, a pris le nom d'ALSTOM, sans H, plus facile à prononcer dans tous les pays.

 

    • 1998, ALSTHOM achète à la famille De Dietrich plus des deux tiers des actions de De Dietrich Ferroviaire située à Reichshoffen en Alsace, ce qui donne naissance à ALSTOM DDF.

 

    • 1999, ALSTOM crée une co-entreprise avec ABB, nommée ABB ALSTOM Power, dans le domaine des systèmes de production d'énergie, puis en acquiert en 2000 la totalité des parts.

 

    • juillet 2000, ALSTOM rachète la société italienne Fiat Ferroviaria, concepteur et constructeur du Pendolino, train pendulaire ETR 450, ETR 460, et ETR 500 des chemins de fer italiens, et à l'origine des rames S220 mises au point par l'entreprise Rautaruukki-Transtech et utilisées en Finlande.

 

    • 2001, Alcatel et GEC cèdent leurs parts (24 % chacun) dans ALSTOM.

 

    • 2003, Affaibli au moment de sa mise en bourse par des fonds propres réduits par un dividende exceptionnel versé à ses précédents actionnaires (Marconi 230 M€, Alcatel 230 M€), puis pénalisé par les difficultés de ses turbines à gaz de grande puissance GT24/26, héritées d'ABB, le groupe connaît une grave crise financière peu de temps après le remplacement de son président-directeur général. Cette crise, aggravée par les difficultés de délivrance des cautions bancaires, est surmontée en moins de deux ans notamment grâce à deux augmentations de capital et surtout de l’intervention de l’État (finalement autorisée en 2004 par la Commission européenne après une négociation difficile avec le gouvernement français et la mise en œuvre d’un important programme de cessions.

 

    • 9 janvier 2004, ALSTOM cède, dans le cadre des cessions imposées par Bruxelles, à Areva son activité transmission et distribution pour 913 M€.

 

    • 2005, ALSTOM cède, dans le cadre des cessions imposées par Bruxelles, à Barclays Private Equity l'activité Power Conversion (électronique de puissance).

 

    • 4 janvier 2006, ALSTOM décide de se départir de ses chantiers navals, les Chantiers de l'Atlantique et Leroux Naval, au profit du spécialiste norvégien Aker Yards[1], cette transaction ayant été finalisée le 31 mai 2006, .

 

    • Novembre 2006, la société commune constituée avec Bouygues dans le domaine hydraulique est opérationnelle.

 

    • 7 juin 2010, ALSTOM intègre la branche Transmission d'Areva T&D, qui devient ALSTOM GRID. (La branche Distribution d'Areva T&D rejoint alors Schneider Electric.)

 

    • Décembre 2014, ALSTOM, de nouveau très endetté et pour faire face à la menace de la justice américaine, décide de vendre à l'américain General Electric les activités énergie du groupe qui perd ainsi 70% de son chiffre d'affaire. Cette opération provoque beaucoup de remous dans les milieux politiques et chez les syndicats.

 

    • Septembre 2017, annonce d’un « groupement » des activités « mobility » de SIEMENS et d’ALSTOM (recentré sur ses activités Ferroviaires depuis la cession des activités Energie à l’américain GE). Aucune organisation syndicale Française d’ALSTOM n’y est favorable car cette opération s’avère avant tout comme une absorption d’ALSTOM par SIEMENS contrairement à « l’airbus du ferroviaire avancé par le gouvernement ». Cette opération est subordonnée à l’autorisation des autorités de la concurrence, notamment européenne.

       

       

      Les Présidents-directeurs généraux

       

      ALSTHOM :

 

    • Albert Pestche : président de septembre 1928 à septembre 1933

 

    • Ernest Mercier : président de septembre 1933 à décembre 1940

 

    • Auguste Detœuf : administrateur délégué, puis vice-président de septembre 1928 à décembre 1940

 

    • Pierre Le Bourhis : décembre 1940 à juin 1958

 

    • Georges Glasser : juin 1958 à septembre 1975

 

    • Roger Schulz : septembre 1975 à septembre 1976

 

    • Pierre Loygue : septembre 1976 à avril 1979

 

    • Roger Schulz : avril 1979 à juin 1981

 

    • Jean-Pierre Desgeorges : juin 1981 à juin 1989

       

       GEC ALSTHOM :

 

    • Jean-Pierre Desgeorges : chairman and CEO de juin 1989 à mars 1991, puis chairman de mars 1991 à janvier 1995

 

    • Pierre Bilger : CEO de mars 1991 à janvier 1995, puis chairman and CEO de janvier 1995 à juin 1998

       

       ALSTOM :

 

    • Pierre Bilger: président-directeur général de juin 1998 à janvier 2003, puis président du conseil d'administration de janvier 2003 à mars 2003

 

    • Patrick Kron : directeur général de janvier 2003 à mars 2003, puis président-directeur général depuis mars 2003

 

    • Henri Poupart-Lafarge depuis 2016.

       

       Activités

       

      Le groupe ALSTOM est aujourd'hui recentré dans le transport (conception, réalisation et SAV des matériels et infrastructures ferroviaire). 

       

      Le chiffre d'affaire est réalisé à près de 60% hors de France selon les années. 

       

      Le groupe s’est fortement développé à l’étranger développant une base low-cost de production importante (et aujourd'hui également d'étude) au détriment de sa base historique Française.

       

            Sources: interne FO & WIKIPEDIA    

 

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